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Les fonds alternatifs comme stabilisateur de portefeuille

il y a 2 ans

Koen Pierreux, Head of Portfolio Management chez Architas

Ce qui augure une période diffi cile pour les investisseurs car, dans un tel environnement, les performances des actions, et surtout des obligations, sont d’ordinaire médiocres. « Les fonds de placement alternatifs qui visent un rendement absolu sont dès lors une option intéressante », estime Koen Pierreux, Head of Portfolio Management chez Architas. *

Les taux d’intérêt ont repris le chemin de la hausse depuis quelque temps. Après avoir atteint un plancher de 0,08 pour cent à l’automne 2016, le taux belge à dix ans avoisine actuellement le 0,75 pour cent. « Nous escomptons une remontée réelle des taux mais très lente. Il ne faut pas s’attendre à des niveaux de 2 à 3 pour cent dès demain », précise Koen Pierreux d’Architas, filiale du groupe Axa, spécialisée dans la gestion de patrimoine. « La tendance est toutefois indiscutablement à la hausse. Ce contexte de taux d’intérêt extrêmement bas a eu de très nombreuses répercussions négatives. » Dans ces circonstances, il n’est pas évident pour les investisseurs de prendre les bonnes décisions. « Les actions et obligations restent des composantes majeures de chaque portefeuille mais les fonds de placement alternatifs peuvent être un complément intéressant. Quel que soit le profi l de risque de nos clients (de conservateur à agressif), nous investissons aujourd’hui environ 15 % du portefeuille dans les fonds alternatifs », déclare Koen Pierreux.


LIQUIDITÉ ET TRANSPARENCE

Contrairement aux fonds de placement traditionnels qui déterminent leur rendement en fonction des indices du marché, les fonds de placement alternatifs s’efforcent d’atteindre chaque année un résultat positif et ce, quelle que soit la conjoncture. Une deuxième grande différence est la manière avec laquelle les gestionnaires composent leurs fonds alternatifs. Il y a peu de place pour l’émotion. Ils se basent principalement sur des données – mesurer, c’est savoir – et ils vont parfois très loin. Ainsi, certains gestionnaires font usage de satellites pour passer au crible les parkings des grands centres commerciaux. S’ils sont bien remplis, ils investissent davantage dans les fabricants de biens de consommation. Les fonds de placement alternatifs sont parfois assimilés aux hedge funds et souffrent, dès lors, d’une mauvaise réputation. À tort. « Notre fonds est constitué de douze fonds sous-jacents et leur sélection répond à une procédure stricte », réagit Koen Pierreux. « En premier lieu, nous prêtons une grande attention à la liquidité car nos clients doivent pouvoir se retirer à tout moment. Des investissements en private equity sont donc exclus. La transparence est un autre critère primordial à nos yeux. » La protection du capital est devenue impayable et les investisseurs qui souhaitent un rendement plus élevé doivent être prêts à prendre plus de risques. « Lors du choix des fonds alternatifs, nous privilégions dès lors toujours ceux au profi l plus défensif. De cette manière, nos fonds alternatifs jouent un rôle de stabilisateur dans le portefeuille de chaque investisseur. »


QUID DES OBLIGATIONS ET DES ACTIONS ?

La hausse des taux pèse généralement sur le marché des obligations et des fonds d’obligations. Koen Pierreux est néanmoins d’avis que l’investisseur ne peut pas délaisser totalement ces classes d’actifs. « Supposez que la croissance économique ralentisse à nouveau, les taux d’intérêt pourraient à nouveau s’inscrire en baisse et, dans ce cas, les obligations sont intéressantes. » À l’heure actuelle, les actions sont solidement évaluées. « De ce fait, elles sont devenues sensibles aux prises de bénéfi ces, mais je ne m’attends pas immédiatement à une sévère correction. Pour les deux années à venir, il y a certainement encore du potentiel. Les bénéfi ces des entreprises constituent l’indicateur clé pour la valorisation des actions et, au cours de la dernière saison de résultats, nous avons vu qu’aux États-Unis, 80 pour cent des entreprises avaient atteint ou dépassé les pronostics. En Europe, les résultats étaient satisfaisants également, bien qu’un peu moins bons chez nous. »

* Interview réalisée en août 2017

 

 

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