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QUICKLOOK - Que s’est-il passé en 2018?

il y a 3 mois

Que s’est-il passé en 2018?

Janvier 2018 a commencé sur une note positive, dans le sillage des gains enregistrés en 2017. Toutefois, cette tendance n’a pas duré. De nombreux marchés terminent l’année en baisse. Certains ont enregistré des replis notables en cours de route. La technologie, un secteur en plein essor qui faisait figure de fer de lance de la remontée des marchés, a été particulièrement touchée. Le titre Facebook, par exemple, a cédé -35 % entre le 1er janvier et le 30 novembre, après avoir été éclaboussé par des scandales liés à la diffusion de « fausses informations » (« fake news ») et à la collecte de données personnelles d’utilisateurs. Apple est brièvement devenue la première entreprise de l’histoire à franchir le seuil des 1 000 milliards EUR de valorisation en août, avant de plonger de -20 %.

Quels ont été les facteurs à l’origine de l’agitation générale qui a secoué les marchés ?  Le spectre des guerres commerciales, l’instabilité politique (notamment le Brexit) ainsi que la volatilité des cours du pétrole ont joué un rôle, tout comme les craintes liées à la hausse des taux d’intérêt, à l’appréciation du dollar et au niveau important de la dette, en particulier en Italie.

Aux États-Unis, l’indice S&P 500 est néanmoins parvenu à progresser de +3,4 % entre le 1er janvier et le 30 novembre 2018. En Europe et en Asie, le tableau s’est révélé plus sombre. En Allemagne, le DAX 30 a reculé de -12,9 %, en Belgique, le BEL 20 a baissé de -12,3 % et en Italie, le FTSE MIB a cédé -12,2 %. En France, la situation est à peine meilleure (-5,8 % pour le CAC 40), tandis qu’en Espagne, l’IBEX a perdu -9,6 % et au Royaume-Uni, le FTSE 100 s’est contracté de -9,2 %. En Asie, le TOPIX japonais a cédé -8,3 %, tandis que le MSCI China a accusé une baisse de -15,2 %.

Revenons ensemble sur certains des points saillants de cette année 2018, en espérant que l’année qui arrive sera moins mouvementée.

JANVIER
Une croissance qui croît - Les chiffres ont parlé, la croissance en zone euro a progressé de 2,5 % en 2017. Plus forte progression en dix ans. La Banque centrale européenne (BCE) a revu son estimation à la hausse de 1,8 % à 2,3 %. Le Fonds monétaire international (FMI) pense que l'économie mondiale s'améliore également et table sur une croissance de 3,9 % en 2018.

FEVRIER
Keep Calm & Carry On - Le VIX a fait son retour sous le feu des projecteurs. L’ «indice de la peur» de Wall Street a bondi à un niveau alarmant de 37 points le 5 février. Ce qui est la plus forte hausse de son histoire en une journée. Un vent de panique a soufflé sur les marchés, mais pas pour longtemps. À la fin du mois, il était revenu à un niveau plus «normal» de 20 points.

MARS
Le choc des Titans - La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine est déclarée. Donald Trump a tiré le premier en annonçant des mesures « punitives » sur certains produits technologiques du fameux plan « Made in China 2025 ». Trump a déclaré que Pékin «porte atteinte au droit de la propriété intellectuelle de ses entreprises» et a déposé un recours contre Pékin devant l'OMC. La Chine a répliqué en menaçant d'instaurer des droits de douane de 15 % à 25 % sur une centaine de produits américains (voitures et soja). L’ambiance a plombé les bourses asiatiques et américaines. Rien ne va plus ! Mais les jeux ne sont pas (encore) faits. Tout peut s’arranger…

AVRIL
Ruée vers l'or …noir - Le prix du pétrole a atteint 75$ le baril, soit une hausse de plus de 50 % depuis l'été dernier. La raison ? Trump qui parle  d'exclure l'Iran - l'un des plus gros producteurs de pétrole - du marché pétrolier mondial. Une réduction de l'offre fait monter  le prix du pétrole. Cela pourrait signifier plus d'inflation, ce qui a causé de la nervosité sur les marchés obligataires globaux.

MAI
Le pied au plancher!  - L'Inde a enregistré une croissance économique de 7,7 % au premier trimestre 2018. C'est une fois de plus la croissance la plus rapide, dépassant le Royaume-Uni. L’inde devient la 5ème plus grande économie mondiale. Mais il pourrait bien y avoir quelques obstacles sur la route.Les taux d'intérêt ont augmenté pour la première fois en quatre ans. Et l’économie en plein boom, a besoin de plus de pétrole dont le prix a augmenté de près de 20 % cette année. L'inflation guette…

JUIN
On ferme les vannes - La Banque Centrale Européenne (BCE) a déclaré que son programme de rachat d’actifs s’arrêterai à la fin de l’année 2018. Le programme mis en place en 2015, a racheté des actifs au rythme de 30 milliards d'euros par mois. Cela aura permis d'injecter 2,4 billion d'euros dans l'économie de la zone euro. Pour ne pas trop bouleverser l’économie européenne la BCE va garder ces taux d'intérêt bas et a laissé entendre qu'ils ne devraient pas augmenter jusqu’à septembre 2019.

JUILLET
Le casse-tête du Brexit - La Première Ministre britannique Theresa May a convoqué une réunion des ministres à sa résidence de campagne de Chequers pour présenter son plan pour le Brexit. Le plan visait à maintenir un commerce des biens « sans friction » entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Il n’a pas été question du secteur des services, qui constitue 80 % de l’économie britannique. Certains ont poussé des cris d’orfraie à la mention de « règles communes », qui équivalent pour certains partisans purs et durs du Brexit à rester dans le marché unique de l’Union européenne (UE). La réponse a été loin d’être enthousiaste et deux ministres de premier plan ont démissionné.

AOUT
Une pomme appétissante  - Bonne nouvelle pour le PDG d’Apple Tim Cook, qui a encaissé 120 millions USD de stock-options, en permettant au géant technologique de devenir la première société à dépasser les 1 000 milliards de capitalisation boursière. Apple coiffe au poteau des rivaux comme Amazon, Microsoft et Google, vingt ans après le retour de Steve Jobs, appelé à la rescousse de la société qu’il avait fondée. À l’inverse, Facebook enchaîne les déconvenues. La société a perdu 20 % sa valeur lorsqu’elle a averti que le scandale des « fake news » risquait d’avoir un impact sur la croissance de son chiffre d’affaires.

SEPTEMBRE
L'union fait la force - Les fusions et acquisitions mondiales ont dépassé les 3 300 milliards de dollars au cours des 9 premiers mois 2018. Ce nouveau record trouve son origine dans le fait que les entreprises ont bénéficié de marchés d'actions porteurs et de faibles coûts d’emprunt. Un paysage de rupture technologique de grande envergure sous-tend la plupart de ces transactions. Une série de « méga-transactions » (pour une valeur supérieure à 5 milliards de dollars) a marqué ce mouvement. Parmi celles-ci, l’acquisition de Sky par Comcast. Son offre de 40 milliards de dollars pour Sky a surpassé l’offre concurrente de la part de 21st Century Fox.

OCTOBRE
Les FAANGs et les BAT exsangues - Les valeurs technologiques ont été malmenées en octobre. Amazon, qui a franchi le seuil des 1 000 milliards de valorisation début septembre, a fait partie des plus pénalisées, en accusant une perte de -20 %. Les traders ayant parié contre les FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) auraient, paraît-il, empoché plus 5 milliards USD. Le trio de tête des techs chinoises Baidu, Alibaba Group et Tencent, désignées par l’acronyme « BAT », n’ont pas fait beaucoup mieux, en cédant -15,5 % en octobre.

NOVEMBRE
Les Gilets jaunes en marches - Bien que la baisse des cours du pétrole constitue un motif de soulagement pour beaucoup, les automobilistes français ont été confrontés à leurs propres difficultés locales. Le président Macron envisageait de relever les taxes sur le carburant en janvier, afin d’aligner le prix du diesel sur celui de l’essence. Cette hausse des taxes sur le carburant est destinée à financer l’investissement dans les énergies vertes. Toutefois, pour les Gilets jaunes, un mouvement organisé exclusivement sur les médias sociaux, cette hausse suscite une colère croissante contre les politiques de réforme de Macron.

DECEMBRE
Brexit – Une situation très compliquée ! - La première ministre britannique, Theresa May a reporté à l’année prochaine le vote prévu sur l’accord de retrait du Royaume-Uni, anticipant qu’il aurait été rejeté “par une large majorité”. Dans un étonnant revirement, elle a ensuite fait face à une remise en cause de son autorité, la veille du jour où elle devait négocier avec l’UE de nouvelles marges de manœuvre. Mais le compte à rebours jusqu’au Brexit court toujours. Les préparatifs en vue d’un  « Brexit sans accord » s’intensifient.

 

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