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The annual review - Les "stories" de 2020

il y a un mois

Quelle année...

2020 restera dans les mémoires comme « l’année à oublier » : la pandémie de Covid-19 a mis l’économie mondiale à l’arrêt et le monde reste dans l’attente d’un vaccin. Les marchés financiers ont été dopés par de vastes plans de relance et un grand nombre d’entre eux ont atteint des niveaux historiques. Nous vous présentons la sélection des Quick Looks en cette fin d’année.


JANVIER
Première phase terminée

Un accord commercial entre les États-Unis et la Chine a été conclu au grand soulagement des marchés financiers. Comment se présente l’accord ? La Chine a accepté d’acheter pour 200 milliards de dollars US supplémentaires de produits américains. Sont concernés les produits agricoles, les biens manufacturés ainsi que l’énergie. Les banques américaines auront accès au vaste marché chinois des services financiers, y compris les cartes de crédit. Les droits de douane imposés aux importations en provenance de Chine l’année dernière seront progressivement baissés, même si la majorité restera en place. Le président a rapidement pris pour cible l’Union européenne (UE), affirmant qu’elle est « plus dure que la Chine ».

FÉVRIER
Quand les tendances haussières et baissières se rencontrent !

Des deux côtés de l’Atlantique, les marchés actions se sont rapprochés de leurs pics historiques. Malgré les inquiétudes sous-jacentes liées aux résultats des entreprises ou au contexte géopolitique, les « bulls » (les investisseurs optimistes) ont investi en masse sur les marchés. Ils espéraient un nouveau renflouement par les banques centrales mondiales si la situation se détériorait. Puis les « bears » (les investisseurs pessimistes) sont intervenus à la fin du mois. Apple a pris les marchés de court en mettant en garde sur les résultats du premier trimestre qui pourraient être affectés par des problèmes d’approvisionnement et de demande, tandis que le coronavirus s’est développé vers le statut de pandémie en dépit de toutes les mesures de confinement.

MARS
Le Covid-19 assainit l’air

On dit souvent qu’à quelque chose malheur est bon et cela pourrait être vrai, même pour le Covid-19. Des images de la NASA montrent une baisse spectaculaire des niveaux de pollution dans l’atmosphère terrestre. La fermeture des usines et l’interruption des vols commerciaux ont entraîné une chute des taux de dioxyde d’azote de 30 % entre janvier et février. Dans de grandes villes comme New York, les embouteillages appartiennent désormais au passé et les taux de monoxyde de carbone ont diminué de 50 % par rapport à l’année dernière. Malheureusement, le retour des dauphins à Venise était en réalité une « fake news ».

AVRIL
Quel prix pour le baril ?

La volatilité des prix du pétrole a battu tous les records, fluctuant entre des pics spectaculaires et des plongeons vertigineux. À un moment donné, le cours du pétrole au Texas a atteint -40 dollars US le baril. Autrement dit, un vendeur devait payer un acheteur simplement pour s’en débarrasser ! Comment en est-on arrivé là ? Début avril, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie ont convenu d’une baisse historique de leur production de 10 %, un accord qui a rapidement suscité les craintes d’un effondrement de la demande. Certaines estimations prédisent une chute de la demande de jusqu’à 30 % cette année. Les capacités de stockage terrestres et maritimes sont déjà saturées.

MAI
Sécurité routière ?

Le moins qu’on puisse dire est que le confinement a été désastreux pour les constructeurs automobiles. Rien qu’en Europe de l’Ouest, les ventes se sont effondrées de près de 80 % en avril. Toutefois, il pourrait bien y avoir une lumière au bout du tunnel. En Chine, l’un des pays à l’avant-garde du déconfinement économique, l’utilisation de la voiture individuelle a enregistré un sursaut, les gens privilégiant ce moyen de locomotion afin d’éviter les transports en commun, à tel point que les embouteillages dans certaines villes sont revenus à 90 % de leurs niveaux précédents. L’industrie automobile veut « reconstruire en mieux » (« build back better ») et, afin de préserver la pureté de notre air, cherche à promouvoir les voitures électriques.

JUIN
Mise en place du « filet de sécurité »

Les mesures de confinement ont été levées, laissant place aux premiers signes d’une reprise. Les ventes au détail ont progressé dans de nombreuses régions du monde et ont enregistré un rebond de presque 18 % aux États-Unis. En Nouvelle-Zélande, les dépenses de cartes de crédit ont pratiquement doublé. La Réserve fédérale américaine (Fed) maintient néanmoins une position prudente, en laissant entendre que les taux d’intérêt ne seront pas relevés avant la fin 2022. Même si ce message n’est pas vraiment annonciateur d’une croissance solide, la Fed, en faisant écho à une expression restée célèbre, a promis un soutien pendant « aussi longtemps que nécessaire ». Or, c'est exactement ce que les marchés financiers ont besoin d’entendre.

JUILLET
Les modalités de la reprise

En forme de V ou de U, il est très peu probable que la reprise économique se fasse de la même manière à l'échelle mondiale. Les États-Unis ont pris du retard, car les taux d'infection de Covid-19 ont explosé dans certains États du Sud, et la Californie est à nouveau confinée. En Europe, le déconfinement s'est pour l'essentiel déroulé sans heurts, favorisé par la promesse d'un fonds de relance de 750 milliards d'Euros. Dans le même temps, la Chine a créé la surprise grâce à la vigueur de sa reprise au deuxième trimestre. Ce pays étant le premier producteur mondial d'acier, sa croissance a entraîné une hausse du prix des métaux industriels.

AOÛT
Les grandes entreprises technologiques se mettent au vert

Sans doute dans une volonté de rattraper leur retard, les grandes entreprises technologiques américaines, après des années de critiques de plus en plus véhémentes, pourraient bien se positionner à l’avant-garde de l’ordre du jour écologique. Alphabet (la maison mère de Google) vient juste de lancer l’obligation verte la plus importante de son histoire, pour financer des projets d’énergies propres, construire des bâtiments économes en énergie et aider les gouvernements à faire face aux conséquences du Covid-19. Apple et Google alimentent déjà leurs sites à l’aide d’énergies renouvelables, et Facebook devrait être en mesure d’en faire de même d’ici la fin de l’année. L’échelle considérable de leurs investissements devrait accélérer les développements technologiques dans les énergies renouvelables et essentiellement faire baisser les prix.

Septembre
Amazon dépasse le million d’employés

Un simple coup d’œil aux cours des actions depuis mars révèle que les géants du commerce électronique ont été les principaux bénéficiaires du confinement. Cantonnés chez eux, les consommateurs se sont mis à dépenser en ligne et ont dopé une tendance qui paraissait déjà inévitable. Pour répondre à cette hausse soudaine de la demande, Amazon vient d’annoncer l’embauche de 100 000 salariés permanents en Amérique du Nord, portant son effectif total à un million d’employés. À titre de comparaison, son concurrent de la distribution physique Walmart emploie 2,2 millions de salariés dans le monde entier. Toutefois, compte tenu du risque de nouvelles mesures de confinement à l’approche de l’hiver, la tendance des achats en ligne devrait se maintenir sur sa lancée.

OCTOBRE
Quand les énergies propres dépassent les majors pétrolières

NextEra, le leader mondial de la production d’énergie solaire et éolienne, a dépassé la valeur de marché d’Exxon Mobil. Le géant pétrolier américain, qui était jadis la première entreprise mondiale, a vu le cours de son action chuter de 50 % pour la seule année 2020. Ce renversement illustre la période troublée que traversent les producteurs de carburants fossiles, dont les prix et la demande se sont effondrés en raison du Covid-19, ainsi que l’élan en faveur des sources d’énergies propres renouvelables. Le candidat à l’élection présidentielle Joe Biden a promis 2 000 milliards de dollars US d’investissements dans les énergies vertes. De son côté, la Chine s’est engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.

NOVEMBRE
Des vaccins prometteurs

Les essais cliniques de trois vaccins contre le Covid-19 ont donné lieu à des annonces positives. Les vaccins de Pfizer, Moderna et AstraZeneca ont montré un taux d’efficacité allant jusqu’à 95 %. Le besoin est pressant, le nombre de cas d’infections au coronavirus dans le monde ayant franchi le seuil des 55 millions. Si des licences sont concédées pour une utilisation urgente, le déploiement d’un programme de vaccination mondiale pourra alors commencer. Les annonces ont généré un certain soulagement sur les principaux marchés actions. Toutefois, cela ne devrait pas profiter à toutes les entreprises. Les actions de certains fabricants asiatiques d’équipements de protection individuelle (EPI), notamment de gants de protection, se sont fortement repliées.

DECEMBRE
Bilan avant les fêtes

Alors que 2020 touche à sa fin, les marchés restent dominés par des histoires familières. La pandémie de Covid-19, la domination du marché par les grandes entreprises technologiques et l’alternance politique aux États-Unis en ont constitué la trame. Le début d’année qui arrive pourrait suivre le même élan. De nouveaux vaccins devraient être annoncés, parallèlement à la mise en place de différents niveaux de confinement, et le nouveau président américain pourrait inciter les marchés à se concentrer davantage sur les mesures de soutien à la croissance et à l’emploi. Seul le temps nous dira quelle tournure prendront les événements et quelle sera la réaction des marchés.

En attendant, nous souhaitons à tous nos lecteurs une bonne année 2021 pleine de bonheur et de réussite !

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