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Investissement ESG

Étude mondiale auprès des investisseurs

Comprendre les besoins des clients

En tant que membre du Groupe mondial AXA, nous sommes, chez Architas, motivés par le même objectif, les mêmes valeurs et la même vision d’agir pour le progrès humain en protégeant ce qui compte. Pour nous, « ce qui compte » commence par les besoins des clients. En tant que spécialiste multi-gérants du groupe, nous avons pour responsabilité de créer des offres d’investissement qui correspondent à leurs motivations et à leurs priorités financières.

La prise en compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) constitue un élément central de notre processus d’investissement depuis un certain temps. Signataires de l’UNPRI depuis 2018, nous avons pleinement intégré les considérations ESG dans notre processus d’investissement, en veillant à ce que toutes nos offres répondent aux normes élevées que nous nous sommes fixées.

Pour nous assurer de continuer à aligner nos offres et nos services, il est important pour nous de maintenir le contact avec nos investisseurs finaux. On reproche parfois à notre secteur d’entretenir une culture de l’entre-soi. Ce faisant, nous risquons de graviter vers des préjugés inconscients propres à notre milieu. Nous avons donc commandé une étude internationale sur les investisseurs afin de mieux comprendre le point de vue des individus concernant l’investissement ESG.

Résumé des principales conclusions

Au terme de notre recherche, nous avons abouti à six thèmes clés. Cette courte vidéo vous donnera un bref aperçu de nos résultats.


Méthodologie


Les conclusions de ce rapport sont basées sur les points de vue de 11 000 personnes interrogées dans 11 pays d’Europe et d’Asie. L’échantillon recueilli est représentatif à l’échelle nationale de l’âge et du sexe dans chaque pays.

En Europe, l’enquête a été menée en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne. En Asie, elle a été menée à Hong Kong, au Japon, aux Philippines, à Singapour, en Thaïlande et en Indonésie. Elle a été réalisée en ligne entre le 28 janvier et le 16 mars 2021.

11.000
personnes

11
pays


Principales conclusions

Ce que veulent les investisseurs particuliers et à quel moment l’ESG entre en jeu

Le comportement des investisseurs particuliers repose sur l’aspiration fondamentale à la sécurité financière. Toutefois, les investisseurs ne souhaitent plus faire croître leur patrimoine et assurer leur sécurité financière de la même manière.

  • La sécurité financière est une motivation de premier ordre pour environ deux tiers des investisseurs en Europe (63 %) et en Asie (66 %).
  • 43 % des investisseurs en Europe et 56 % en Asie considèrent le développement d’un fonds de pension comme un facteur de motivation clé pour investir.
  • 88 % des non-investisseurs déclarent que les facteurs ESG sont potentiellement importants pour décider s’ils investissent et comment.

65 % de l’ensemble des investisseurs
déclarent que la principale raison pour laquelle ils investissent est de « se sentir financièrement en sécurité » (contre seulement 16 % qui « investissent pour des causes éthiques, sociales et environnementales »)

Pourquoi le langage que nous utilisons est important

Au sein du secteur des services financiers, de nombreux termes et expressions différents tentent de décrire des produits et des approches aux usages très similaires dans l’univers ESG. Toutefois, en l’absence de normes sectorielles cohérentes, cette labélisation et cette relabélisation pourraient devenir sources de confusion et risquent de rendre les investisseurs particuliers moins confiants dans le changement de leurs comportements d’investissement.

  • « Investissement durable » est le terme le plus accepté (par 48 % en Europe et 54 % en Asie).
  • Seul un tiers reconnaissent le terme d’« investissement vert » ou d’« investissement responsable ».
  • Le terme « ESG » communément utilisé dans le secteur des services financiers, n'est reconnu que par un investisseur sur cinq (22 %) en Europe et un sur trois en Asie (36 %).

51 % de tous les investisseurs
ont entendu parler du terme « investissement durable » (contre 30 % pour « ESG »)

Développer des produits qui reflètent l’état d'esprit des consommateurs

L’investissement ESG évoque souvent l’idée de projets de financement vert liés à la lutte contre le changement climatique. Pourtant, les individus accordent une grande importance aux questions relevant des sphères environnementales, sociales et de gouvernance. En effet, ce sont les facteurs de gouvernance qui sont considérés comme les plus importants dans l’ensemble.

  • 10 des 11 marchés étudiés classent l’honnêteté et la transparence des pratiques comptables comme le facteur ESG le plus important/vital.
  • Il est suivi par la protection des données/la cyber-sécurité, que 8 des 11 marchés étudiés classent comme le deuxième facteur le plus important.
  • Les facteurs sociaux, notamment le fait de contribuer à une vie saine et au bien-être et de favoriser l’accès à l’éducation, figurent parmi les cinq principaux facteurs ESG sur certains marchés asiatiques. En revanche, les facteurs environnementaux ne sont pas tellement bien classés.
  • En Europe, les facteurs environnementaux, notamment la prévention du gaspillage de l’eau et la protection des océans et de la vie marine sont classés au-dessus des facteurs sociaux en termes d’importance.

L’honnêteté et la transparence des pratiques comptables arrivent en tête des facteurs ESG dans 10 des 11 pays.

La zone grise éthique

« ESG » n’est pas nécessairement synonyme d’« éthique ». Pour qu’un investissement reflète le point de vue éthique individuel d’un investisseur, il faudrait qu’il soit fortement personnalisé. Le caractère extrêmement subjectif et passionnel de l’éthique rend les perspectives éthiques difficiles à codifier. Il est important pour les acteurs du secteur d’examiner quels investissements peuvent ou non être appropriés pour les investisseurs en fonction de leurs points de vue individuels.

  • Dans l’ensemble des 11 pays étudiés, plus de la moitié des investisseurs interrogés conviennent que leurs propres opinions éthiques devraient être prises en compte lors de la réalisation d’un investissement.
  • Les sociétés en transition représentent une zone grise. Les deux cinquièmes de la population sur les marchés européens et asiatiques déclarent qu’un fonds ESG ne devrait jamais investir dans les producteurs de pétrole et de gaz.
  • Paradoxalement néanmoins, une majorité estime également que les compagnies pétrolières et gazières pourraient être incluses dans les fonds ESG lorsqu’elles investissent dans les technologies renouvelables pour contribuer à la transition vers un avenir à faible émission de carbone.

67 % de tous les investisseurs interrogés
pensent que leurs points de vue éthiques personnels devraient être pris en compte lorsqu’ils réalisent un investissement

Offrir de meilleurs résultats aux consommateurs

En ce qui concerne la performance financière, le scepticisme dont faisaient preuve les investisseurs concernant le comportement des fonds ESG par rapport aux fonds non ESG semble avoir disparu. Toutefois, les fonds ESG ont la réputation d’être plus coûteux que les fonds non ESG. Les frais sont une question qu’il convient d’aborder ; tout comme le besoin de transparence sur la nature, les objectifs et la performance ESG des titres investis. Notre recherche montre clairement que les investisseurs souhaitent une communication ESG plus détaillée et jugent qu’une meilleure transparence en matière d’ESG permet d’accroître la valeur perçue.

  • Les investisseurs, en particulier les jeunes investisseurs, sont maintenant beaucoup plus susceptibles de penser qu’un fonds ESG surperformera un fonds non ESG présentant le même niveau de risque. Cela est particulièrement vrai en Thaïlande (78 %) et en Indonésie (64 %).
  • Une majorité d’investisseurs en Europe (51 %) et en Asie (68 %) envisageraient de payer davantage de frais pour investir dans des fonds ESG.
  • Plus des trois quarts des investisseurs estiment qu’il devrait être obligatoire de recevoir des informations détaillées sur la performance des sociétés dans lesquelles ils investissent au regard des critères ESG.

92 % de tous les investisseurs
s’attendent à ce que les performances des fonds ESG soient supérieures ou comparables à celles des fonds non ESG présentant le même niveau de risque (91 % en Europe et 93 % en Asie)

Ce que nous pouvons faire au niveau sectoriel

Le secteur doit accroître ses efforts pour transcrire l’ESG dans un format assimilable par les marchés de détail. Il doit aller plus loin pour mieux comprendre les besoins des clients sur les questions liées à l’ESG et pour les sensibiliser sur la meilleure façon de refléter ces besoins dans leurs portefeuilles.

  • Un quart des investisseurs en Europe (26 %) et en Asie (26 %) affirment ne pas avoir eu de conversation avec leur conseiller sur l’ESG ou les facteurs d’investissement ESG par le passé.
  • Lorsque des conversations sont engagées, elles ont presque autant de chances d’être initiées par le client que par le conseiller.
  • Une part importante d’investisseurs qui ne détiennent pas actuellement d’investissement ESG (34 % en Europe et 46 % en Asie) devraient ouvrir une position dans ce secteur à l’avenir.
  • 45 % des investisseurs interrogés en Europe et 53 % en Asie estiment que l’amélioration de la transparence est la principale exigence pour rendre les investissements ESG plus attrayants en Europe. L’amélioration de la labélisation des produits (33 % et 39 % respectivement) est également une demande importante formulée par les investisseurs particuliers dans les deux régions.

Nous devons
parler de l’ESG

40% de tous les investisseurs qui ne détiennent pas actuellement d’investissement ESG (70 % aux Philippines) déclarent qu’ils ouvriraient probablement une position dans ce secteur à l’avenir

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